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28/06/2026

Je lisais un ouvrage juif, ce matin. Quelques pages y traitaient de la mort selon cette culture.

 L’auteur ajoutait des informations relevant d’ouvrages qui seraient scientifiques sur la fin de vie et son passage, en consonance avec des traditions juives. Il était question de ce moment où le mourant ? le mort ? reverrait défiler toute sa vie passée avec une extrême lucidité et ressentirait tout cela encore une fois, une ultime fois, avec une forte acuité, plus forte que jamais. 

Je fus saisie d’une constriction fulgurante. En moi monta ce cri muet, affolé : « Non !!!!!!!!! Pas ça ! Pas revivre ce que j’ai vécu et éprouvé autrefois !!!!!!!! » 

J’en suis restée pantoise, me disant : « J’ai dû vraiment souffrir affreusement dans mon existence. Quand je l’ai travaillé en psychanalyse ou quand j’y repense dans mon quotidien, ce que j’en dis n’est vraiment pas, comme je le crois, exagération. Au contraire, je minimise. »

J’ai là retrouvé une clef... C’est cette perception  qui l’a emporté et j’ai alors ri, d’un rire que je ne me connaissais pas, amusé et grave. Celui, peut-être bien, qui est inscrit dans le nom d’Isaac, en qui je me suis longtemps reconnue sur le vitrail de Taizé, Isaac qui, selon la Bible, a vécu dans la terreur, au point que la Genèse - on ne le mentionne quasiment jamais - égrène :  « Dieu d’Abraham, Terreur d’Isaac, Dieu de Jacob.»

Clef retrouvée... Oui. Reconnaissance.