21/06/2026
Je remarque que souvent, quand je peine psychiquement, je pense aux turbans que je porte volontiers et qu'alors je me ressaisis.
Je me sens plus en contact avec le fond de moi-même et ma force spirituelle. Révélateur !
Ces turbans, je les ai introduits dans mon existence sur fond de risque leucémique, pour être belle même en cas de traitement lourd avec perte des cheveux. J'ai voulu apprendre à sérieusement jouer avec ces turbans et me suis laissée couronner par eux. J'en suis venue à les réserver un temps à l'assise silencieuse en prière, associés au parfum gingembre rouge. Ils sont alors devenus célébration, qui put se poursuivre en n'importe quelle circonstance.
Une association, que j'ai voulue, s'est ainsi mise en place : turban – calme – concentration – noblesse - prise en main de mon destin en ma vulnérabilité. Cela demeure, suscite en moi à tout moment, en particulier dans la difficulté, le bien-être ci-dessus évoqué.
Aujourd'hui, sur le point d'acheter un turban autre encore, non en sa forme inspirée du monde hindou mais en ses couleurs, toujours pour sérieusement jouer, je comprends qu'il y a là tous les mécanismes en termes scientifiques de l'objet transitionnel.
Et pourquoi pas ? J'aime cette spiritualité du jeu grave qui, au moyen de l'esthétique, de la culture, de la discipline du corps et de l'esprit, quelqu'humour également, sans grandes illusions mais de façon efficiente passe la mort.
