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13/06/2026

« M'élancer émerveillée vers l'Inconnu en la mort » : c'est l'émerveillement surtout que j'ai à promouvoir.

 J’ai pour initiation des histoires et de la poésie, pour boussole mon rêve, pour repères mes songes nocturnes. 

Des histoires me parlent. Juives, d’humour acerbe et d’intelligence audacieuse, elles évoquent la rencontre avec l’ange de la mort comme un face à face, chacun faisant ce qu’il a à faire. La poésie de l'hindou Tagore me prépare. Qu'elle ait été confirmée par ce qu'il a dicté en sa longue agonie me séduit. Elle chante un accueil gracieux de la mort, avec pour elle offrande désintéressée au moment où elle se présente.  

Mon rêve est celui du lys éclaté, en grand écart, osant se laisser prendre par l'inconnu. Je veux de moi l'acceptation de l'enlèvement, de la torsion, de la brisure et de l'éparpillement.  

Un de mes songes nocturnes, fruit de la grande maturité, m'habite et fait signe pour moi. Mon inconscient y revisite la peinture de Bocklin, L'Ile des morts, l'intègre et la ré-agence. Les images, de couleur intense et profonde, glissent lentement dans un silence solennel. Je suis emmenée seule au lieu de ma mort. Je ne le vois pas, sais juste que je suis conduite vers lui. L'ajustement de soi à ce qui est à vivre l'emporte sur la peur. Ce songe très impressionnant, grave et  beau, je le reçois comme un  viatique.