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14/05/2026

Je vis fortement la fête chrétienne de l’Ascension, si terrible et si belle.

  En risque chronique de leucémie, je me sens tout au long de l’année - en toute modestie ! - comme Christ alors, à la fois là et plus là.

Disparaissant, il est toujours aussi solidaire des uns et des autres. Il fait de l’effacement une montée spirituelle. En elle, il recueille tout avec tendresse et respect - oui, tout ! - et l’élève vers le ciel. C’est inutile, mais il le fait et c’est beau. Je crois que cela confère un sens à l’existence, à mon âge tout particulièrement.

Je le veux, pour maintenant, en l’effacement de ma retraite, et pour les années à venir, de mort sociale : tout assumer et tout emporter vers le haut en gloire, non de soi mais de ce que nous vivons tous, partir en très haute solitude toute de solidarité avec les autres, entendus dans ce silence encore plus intensément.