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17/04/2026

Concrètement, qu'est-ce à dire ? 

 Je pensais « diffracter ». Pour commencer, évidemment, je vais inscrire dans mon emploi du temps des plages sans rien de prévu, absolument rien. S’y logera l’impromptu. Je choisis aussi de me donner chaque jour un moment d’assise en indien durant lequel je me laisserai traverser par n’importe quelle distraction de l’esprit. Même futile, elle pourra se dire autant qu’elle le voudra. 

Quand un cours, une rencontre ou une démarche prévus seront annulés par autrui, je ne les remplacerai plus par un autre engagement. Cette fraction de temps initialement partagée sera là pour moi en solo, le « pour » ayant sens de "cadeau" : à mon égard, cadeau de l’autre qui a annulé et cadeau de moi-même. 

Je vais laisser ce que je fais prendre plus de temps, non plus le temps que j’ai imparti à cette activité, mais le temps qu’elle me demande humblement alors que, me bousculant, je la brusque un peu. Il n’est pas question de lambiner mais de mieux aimer encore.   

Si à l’imprévu me vient une belle idée, soit pour le mouvement soit pour l’immobilité, au lieu de faire passer avant elle mon emploi du temps prévu, je lui laisserai sa chance, lui permettrai de bousculer ma demi-journée ( ma journée ? ) et de donner ce qu’elle pourra donner, à condition, certes de ne pas gêner ce faisant l’emploi du temps d’autrui envers qui je me suis engagée.