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29/12/2021

Chaque année, les 24, 25, 26 décembre, aux heures où les familles se réunissent, puisque je suis célibataire, je me glisse dans la prière perpétuelle du Mont Saint Odile sur l’Alsace et y assure une heure de veille solitaire et silencieuse. Rien d’admirable de ma part : j’aime !

Cette fois-ci, on m’a proposé d’assurer la veille sur deux heures consécutives. Comme, généralement, au bout de cinq minutes - bien que j’aime !!! - , j’ai le sentiment qu’une demi-heure est passée, j’ai hésité et pourtant tout de suite acquiescé, me disant que la proposition ne me serait pas réitérée.

J’ai bien fait. Aux heures de veille j’ai bien tenu et ce ne fut pas pénible. Tous ces jours porteurs de prière longue furent de grande paix, comme stabilisés. J’étais bien, dans mon assiette au sens technique du terme. 

J’ai compris ! Maintenant que je n’exerce plus ma profession, la question, d’autant plus que je suis célibataire, du « A quoi bon, qu’il ait moi ? » m’assaille très souvent. C’est particulièrement redoutable – et dangereux – au lever. Hé bien ! J’ai, là, donné par cette expérience, le cap à tenir : jour après jour mettre le réveil très tôt ; ne pas se poser de questions et se lever dès qu’il sonne ; vite se préparer, toujours sans se poser de question ; s’asseoir au sol en indien pour le stillbleibenune heure durant, voire deux heures, que j’en aie envie - peu probable ! - ou non, que cela ait un sens ou non. 

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