Evelyne Frank

09/12/2021

Je me souviens de ce que m’a appris pour ma prière le prince Merzah. J’étais en clinique pour suivi post-opératoires le mois dernier. Homme de service - c’était son titre honorifique et sa distinction dans tous les sens du terme, puisque Jésus dit que l’on sert parce qu’on est roi -,

il m’apportait le repas dans ma chambre. Je lui ai demandé de dire, une fois le plateau posé devant moi, quelques mots de prière en sa langue, le persan, selon sa culture. A chaque fois, un très long silence, de concentration maximale dans l’immobilité, précédait la prière. De tempérament très actif et réactif, je n’ai pas cette habitude. Elle est très belle. On a là un véritable narthex avant l’élévation du corps de parole. Cette architecture sera celle de ma prière, en certaines heures.